Les Reptiliades 2013, herpétophobiques s’abstenir !

Les reptiles ont envahi la salle d’exposition du stade des Costières à Nîmes, les 28 et 29 septembre derniers, pour les Reptiliades 2013. Plus de 70 exposants, éleveurs particuliers ou professionnels et vendeurs en animaleries spécialisées proposaient à la vente serpents, lézards, tortues voire amphibiens.

La plus grande bourse aux reptiles du sud de la France, ce grand rassemblement d’amateurs de reptiles, était très attendue par les visiteurs car l’élevage de ce genre d’animaux n’est pas spécialement répandu dans le coin. Les terrariophiles faisaient d’ailleurs la queue devant les guichets de la billetterie, avant même que le salon n’ouvre ses portes.
Les terriro… Quoi ?
Terrariophile : personne pratiquant la terrariophilie.
Mais encore… Terrariophilie : passion consistant à élever des reptiles en essayant de reproduire leur milieu naturel dans un espace confiné appelé terrarium. Elle présente de grandes similitudes avec une autre passion : l’aquariophilie.

Ce marché accueille donc des terrariophiles, plus ou moins chevronnés et plus ou moins jeunes, mais aussi des curieux de tous bords, sans distinction de genre. Autant dire que l’on est loin du stéréotype du malabar, tatoué, friand de Heavy metal.

Étaient d’ailleurs présents aux Reptiliades quelques étudiants membres de l’A.A.T.U.M.2 (Association d’Aquariophilie et de Terrariophilie de l’Université Montpellier II). En tant que visiteur, ce groupe de passionnés est venu acheter des insectes et des rongeurs en vue de nourrir les lézards et serpents qu’il élève au sein de l’UM2. Ils refusent, pour des raisons éthiques et par mesure de sécurité envers leurs serpents, de les nourrir avec des souris vivantes, c’est pourquoi ils conseillent d’acheter des rongeurs déjà euthanasiés et congelés par des professionnels.
Cette association d’aquariophilie et de terrapriophilie à été fondée en 1990, ce qui en fait une des plus anciennes du campus de l’Université Montpellier 2. Elle est dirigée par un président, un trésorier et un secrétaire, comme l’implique la loi de 1091, bien qu’elle ait décidé d’intégrer à son organisation un conseil d’administration. Deux fois par an, les membres de l’association peuvent porter des dossiers de FSDIE devant une commission afin de voir leur projets et/ou leurs besoins subventionnés par la faculté de science. C’est grâce à ces fonds alloués que l’association peut entretenir et donc exposer un aquarium à la maison des étudiants et à la bibliothèque universitaire du campus. L’A.A.T.U.M.2 cherche toujours de nouveaux membres, que vous soyez un(e) néophyte souhaitant apprendre ou un(e) expérimenté(e) souhaitant partager votre savoir en matière d’élevage de poissons et de reptiles exotiques. Pour les rejoindre, il suffit de laisser un mot sur leur page facebook, de s’inscrire sur leur forum ou de se présenter à leur local situé au bâtiment 3 de l’UM2.

L'incontournable Gecko léopard (Eublepharis macularius)

L’incontournable Gecko léopard (Eublepharis macularius)

L’objectif premier des autres visiteurs de cet événement est de collecter des informations et d’acheter des reptiles. Que peut-on acheter dans ce salon ? Une grande diversité d’espèces est présente, notamment pour les serpents, une multitude de couleuvres, boas et pythons. En ce qui concerne les lézards, il est tout à fait possible de trouver des caméléons (Chamaeleo calyptratus ou Furcifer pardalis), des dragons barbus (Pogona vitticeps) et autres geckos. Cette année, les visiteurs avaient même à disposition des amphibiens tels que les Dendrobates, ces petites grenouilles présentes à la serre Amazonienne du zoo du Lunaret.
Chaque animal exposé sur un stand est contenu dans de petits terrariums ou de simples boites transparentes fermées, pour que d’éventuels clients fassent leur choix selon l’espèce, l’âge, le sexe ou la couleur de la bête. Il y en a pour tous les prix, de 15 euros pour un simple serpent des blés à plusieurs milliers d’euros pour les animaux issues de sélections.

De nombreux Python royaux étaient disponibles. (Python regius)

De nombreux Python royaux étaient disponibles (Python regius)

Cependant, on ne trouve pas tout et n’importe quoi dans ce genre de bourse. Ici, il est strictement impossible d’acheter un animal venimeux, considéré comme dangereux ou en voie de disparition. La législation française concernant les espèces exotiques exige que tout citoyen possède un certificat de capacité pour les trois catégories d’animaux susmentionnés. Seule la Direction Départementale de la Protection des Populations (D.D.P.P.) est compétente pour délivrer le fameux sésame aussi nommé C.D.C, après une longue examination. Le stand de l’association Capa-France, présent aux Reptiliades, a justement vocation à aider dans leurs démarches les particuliers motivés et consciencieux qui ont pour objectif d’élever des reptiles hors du commun. On peut donc affirmer que ce n’est pas demain la veille que votre voisin pourra élever chez lui des serpents venimeux.

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Le serpent des blés est une couleuvre idéale pour débuter ! (Pantherophis guttatus)

Néanmoins, l’élevage de reptiles tend à se démocratiser, pour ne pas dire qu’il devient un phénomène de mode. C’est là que les éleveurs et/ou vendeurs présents endossent leur seconde casquette, celle du conseiller. Ils ont également pour mission d’avertir le public car, comme l’écrivit Antoine de Saint-Exupéry dans Le Petit Prince en 1943, « tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé ». Marc et Soazick, en charge depuis 20 ans de l’élevage familial Serpent Du Monde situé à 10km de Montpellier, expliquent qu’en plus de devoir fournir des conditions de vie adéquates à l’animal en devant acheter le matériel nécessaire, l’acquéreur doit aussi songer que son nouveau compagnon va grandir, et faire en sorte qu’il ne soit pas à l’étroit dans un futur proche.

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Marc et Soazick exposaient les serpenteaux nés dans leur élevage

Cet engouement pour ces animaux qualifiés, à tort, de N.A.C ou Nouveaux animaux de compagnie est bien retranscrit par l’évolution des Reptiliades elles-mêmes. Débutant dans une salle de 250m² à Saint-Dionisy et après avoir migré à Saint-Hilaire pour ces 660m² disponibles, l’édition nîmoise de 2013 permettait aux visiteurs de déambuler entre les rangées de stands dans une une salle de 1 000 m².

Pourquoi ne pas imaginer les Reptiliades 2014 au Zénith sud de Montpellier ou au Park&Suites Arena ?

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